Si quelqu’un vous envoie un message violent, menaçant ou vous accusant de quelque chose afin de vous demander de l’information, de l’argent, des photos compromettantes ou autre, n’y donner pas suite. Ne cliquez pas sur les hyperliens. Bloquez le numéro de téléphone, l’adresse courriel ou le compte de la personne qui vous a envoyé le message afin qu’elle ne puisse pas vous en envoyer d’autres.
Parfois, l’extorsion peut arriver dans le cadre d’une fraude amoureuse. C’est le cas notamment si la personne fraudeuse a en sa possession des images ou des vidéos explicites de vous.
Si vous avez donné suite aux menaces et envoyé une somme d’argent, vous pouvez contacter votre banque pour voir s’il est possible d’annuler la transaction.
Si l’extorsion se passe en ligne, vous pouvez obtenir de l’aide. Vous pouvez signaler immédiatement la situation à l’application ou au site concerné. Ces applications ou sites ont parfois des procédures pour bloquer ou désactiver les comptes des personnes qui ne respectent pas les règles et protéger vos informations.
Cette démarche vous aide à reprendre le contrôle et à limiter les risques, tout en montrant que ce type de comportement n’est pas acceptable.
Si des images ou vidéos explicites de vous ont été partagées sans votre consentement ou si quelqu’un menace de les partager, la ressource StopNCII pourrait peut-être vous aider à les retirer d’un site Web ou des réseaux sociaux.
Si quelqu'un partage vos images intimes sans votre consentement, ou menace de le faire, vous pouvez demander à la Cour du Québec d’intervenir. La Cour du Québec peut :
Ce recours est possible même si vous ne connaissez pas l’identité réelle de la personne. Par exemple, vous pouvez utiliser son pseudonyme sur les réseaux sociaux dans votre demande.
La première étape est de remplir un formulaire en ligne ou dans un palais de justice. Au besoin, un aide-mémoire est disponible sur le site du gouvernement du Québec.
Une fois que la demande est transmise au tribunal, elle est analysée de façon urgente par la Cour.
Votre image intime pourrait ainsi être retirée plus rapidement des différentes plateformes et la personne qui l’a partagée sans votre consentement ou menacé de le faire pourrait être pénalisée.
Si la décision du tribunal n’est pas respectée, il peut y avoir des conséquences. Par exemple, la personne pourrait être condamnée à payer une amende entre 500 $ et 5 000 $ pour chaque jour où le jugement n’est pas respecté. Elle pourrait aussi se faire imposer une peine d’emprisonnement de maximum 18 mois.
Essayez de documenter l’extorsion. Vous pouvez garder des communications que vous avez eu avec la personne, comme les messages textes ou les courriels violents ou menaçants.
Vous pouvez aussi préparer un document où vous expliquez, de manière chronologique, ce que la personne vous a dit, sur quelle plateforme ces messages ont été partagés et ce que vous avez fait.
Les autorités pourraient vous demander ces informations si vous décidez de signaler l’extorsion ou de porter plainte.
Si vous avez partagé vos mots de passe et codes d’accès avec la personne qui a commis le cybercrime, il est recommandé de les modifier. N’hésitez pas à demander l’aide de vos proches au besoin.
Si la personne a eu accès à votre téléphone, votre tablette ou votre ordinateur, il est préférable d’utiliser un autre appareil pour modifier vos mots de passe.
L’Autorité des marchés financiers recommande de modifier les mots de passe de :
Toutefois, selon la situation, vous pourriez devoir en modifier d’autres.
Dans les cas d’extorsion, payer ou faire ce que la personne vous demande n’arrête généralement pas les menaces, la violence ou les accusations. Ces personnes demandent souvent encore plus par la suite. Cela peut arriver même si vous les avez bloquées. Par exemple, elles peuvent vous contacter en utilisant un autre numéro de téléphone, courriel, etc.
Soyez très vigilantes et vigilants si vous acceptez de converser ou de clavarder avec une personne que vous ne connaissez pas : méfiez-vous des belles promesses ou d'une évolution trop rapide de l'intimité, surtout si elle vous demande d’échanger des photos ou des vidéos à caractère sexuel.